Lectures gastronomiques  

Lecture : Hervé Lang et Yves Thouvenel

Lumière : Marie Demandre

Lecture disponible en tournée

A travers des choix poétiques, philosophiques et théâtraux, nous vous invitons à  voyager,  durant une heure,  dans  l’univers insolite, varié et gourmand qu’offre la gastronomie dans le monde…

De la cuisine paléolithique de Joseph Delteil, aux recettes de Marguerite Duras,  de la cuisson provocatrice des bébés chez Swift,  à la poésie de Gabriel Vicaire ou des fables toujours délicieuses de Jean de La Fontaine,  en passant par les contes de Michel Tournier ou de Thomas Day et quelques définitions exquises d’ un petit dictionnaire étymologique du vocabulaire de  la cuisine, les visages bientôt se détendent et les papilles s’émoustillent.

Emmenés par  l'histoire des mots de la gastronomie, amusés par le rituel des préparations culinaires, et des « confessions gastronomiques » de Rémi De Vos, les palais s'émoustillent toujours plus,  pour se sentir enfin bercés par la nostalgie sucrée de Philippe Delerm évoquant les loukoums...

Le parcours ludique et sensoriel emprunte la chronologie traditionnelle du repas-entrée, plat, dessert, et vous  propose une petite histoire savoureuse de la cuisine.

Une  dégustation- surprise vous attend à l’issue de la lecture…

L’homme ne s’est véritablement distingué des animaux que lorsqu’il a su se servir du feu.

Les premiers représentants de notre espèce vivaient misérablement de fruits, d’herbes et de racines ; un peu plus tard, leurs descendants s’avisèrent de goûter aux insectes, aux coquillages, puis à la viande , qu’ils mangeaient crue, telle quelle, ou attendrie par des procédés primitifs, dont quelques-uns sont parvenus jusqu’à nous.( Les Huns attendrissaient la viande en s’asseyant dessus !)

Lorsque, à la flamme du premier incendie de forêt allumé vraisemblablement par la foudre, des animaux furent grillés, le premier homme qui mangea de la viande cuite s’en régala sans doute, malgré le goût de brûlé qu’elle devait avoir.

Dès lors le feu fut divinisé et, tant que l’homme ne sut pas le produire à volonté, il resta le monopole des prêtres qui s’en constituèrent les gardiens.

Ils furent les premiers cuisiniers et les premiers gastronomes.

Leurs descendants spirituels ont de qui tenir !

 

ALI- BAB : gastronomie pratique, études culinaires, suivies du traitement de l’obésité des gourmands. Flammarion, Paris 1907.